Historique

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                         LA MAIRIE

 

                                     

 

                         

GRATENS historique

 

 

La commune a un terroir de 1500 ha partagé en deux entités, la plaine et le coteau, le village ayant été édifié au bord de celui-ci. Le toponyme barbare suggère une fondation au haut Moyen-Age mais on trouve aussi au XIVe, l'appellation "Villa Régalis" qui fait penser à une co-fondation royale de ce village, au plan à 2 rues principales ceinturé d'un chemin de ronde, digne d'une sauveté.

Le château (privé):

En 1566, la seigneurie est rachetée par Louis Dufaur, chancelier d'Henri de Navarre à sa cour de Nérac. Ce sera le début d'une longue lignée (avec de nombreuses successions féminines) de seigneurs protestants à Gratens.

On peut dater la construction du château du premier quart du XVIIe, rapidement exécutée avec unité, en brique, avec de grandes baies à meneaux et deux grosses tours rondes. L'entrée est protégée par une bretèche et des bouches à feu. C'est le centre d'un domaine de près de 200 ha, apanage secondaire de familles qui n'y résident pas. Après 1760, il semble être habité par son propriétaire et ce sera l'occasion de reprendre les ouvertures de toute l'aile est. Le XIXe donnera lieu à l'extension des ailes par des bâtiments à vocation agricole.

L'église:

Selon la tradition, elle aurait été bâtie par les hospitaliers de Montsaunès, qui possédaient une grange proche au village de Marignac, et consacrée en 1573. Elle est entièrement faite comme son clocher-mur, de belle brique foraine. Elle est dédiée à Saint-Michel, patron de la commune. Comme en beaucoup de lieux, elle possédait un porche abritant l'entrée et la sortie des offices. Celui-ci servait aussi de lieu des assemblées municipales où était bâtie la première mairie et même une cellule (entre l'entrée de l'église et la tour d'accès au clocher). Le premier cimetière jouxtait l'édifice avant son transfert dans la plaine au XVIIe.

Une croix de la passion (monument historique inscrit):

On la trouve adossée au mur sud de l'église paroissiale. La croix datée de 1775 a été fabriquée par un forgeron local qui a produit le même ouvrage l'année suivante au Fousseret. Ces croix de la passion racontaient le supplice de Jésus en objets: il est intéressant d'y reconnaître les nombreux attributs que voici de haut en bas: le coq, INRI, le calice, les rayonnements du soleil, le soleil, le cœur surmonté de flammes, la lune, l'éponge (tombée) fixée au roseau, la lance, l'échelle, les parfums, la bourse avec ses trente deniers et les trois dés à jouer.

Compoix 1668:

C'est le plus ancien cadastre de la commune qui soit conservé. Chaque parcelle est décrite avec sa nature, sa surface, ses confronts, sa qualité et l'impôt affecté mais il ne comportait pas de plan. Il servait à la répartition annuelle des impôts locaux et royaux. Le seigneur, bien sûr, était le plus gros propriétaire (187 ha dont la moitié sans impôt) mais on trouvait un autre gros domaine à Castex avec 110 ha et la grosse ferme de 63 ha à Bécas qui appartenait aux moines Feuillants de Labastide.

Maison bourgeoise XVIIIe à l'entrée du village:

Cette belle bâtisse a été édifiée peu avant la Révolution par la famille Lamothe qui a laissé un toponyme à l'ouest du village. Famille de petite noblesse présente depuis le XVIIe, originaire du piémont pyrénéen, elle s'est illustrée par ses deux fils nés en 1772 et 1774. Anti-cléricaux avant la Révolution, ils seront l'un puis l'autre maires de la commune de 1792 à 1794. Placée en évidence, la nouvelle construction a été faite pour eux, avec son escalier central desservant deux logements parfaitement symétriques.

Le moulin sur la Louge:

C'est l'ancien moulin seigneurial dont le canal, et non la rivière, sépare de la commune voisine. Avec ses deux meules (soit 4 pierres) et sa construction classique, on retrouve des actes d'afferme le concernant dès 1705. La famille de meuniers du pays, Laguens, apparaît en 1739 et va se succéder sur place jusqu'à nos jours!

La briqueterie Barthe (privé, en activité):

Deux tuileries existaient au XVIIIe dans la commune. Celle-ci a été implantée en 1883 mais le four actuel à deux tunnels à feu continu date de 1908. En 1940, le descendant d'une longue famille de briquetiers, M. Barthe la reprend avant d'agrandir les bâtiments en 1955. Depuis une vingtaine d'années, l'usine est passée de la production de briques à celle de carrelages.

  



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